Consultation humaine : Vers une nouvelle approche du conseil

Un monde d'échanges

Vendredi 13 mars 2009

Les hypers libéraux et les supers altermondialistes sont aux coudes à coudes et se disputent la vérité. Mais comme le disait la série, "La vérité est ailleurs" 

Où sont les marges ?


Soyons réalistes, nos échanges commerciaux ne vont pas stopper avec la crise, c'est même le contraire, ils vont continuer à progresser. Le libéralisme débridé a eu un effet pervers sur l'intérêt commun. En effet, du producteur au consommateur, nous n'avons jamais eu autant d'intermédiaires et de dilution des marges. Au final, avec des gains de productivité de plus en plus importants, des exigences de qualité toujours plus drastiques, le consommateur et le producteur ont la douloureuse impression de ne pas y gagner ...

Le problème des intermédiaires est une véritable maladie de notre système économique, mais pourquoi ? Mon analyse me pousse à montrer du doigt la politique du court terme qui, peu à peu a condamné les acteurs à résoudre les problèmes en ajoutant toujours plus d'intermédiaires entre le producteur et le consommateur au lieu de prendre le recul nécessaire à une réorganisation des filières de la distribution. Le consommateur lambda, que j'appellerais Monsieur et Madame MICHU, perdent peu à peu la maîtrise de leur consommation.

Les 30 glorieuses sont passées, les crises à répétition de la fin du XXème ont suivi et la mondialisation des échanges est arrivée depuis 10 ans enfin, LA CRISE ... 

Autant d'étapes, autant d'indicateurs. Mais force est de constater que nous n'avons pas réajusté globalement la dimension et la pertinence  des outils de distribution. Ces constats me semblent justes; tant pour les échanges au niveau national; que pour ceux entre les nations. N'avons-nous pas depuis quelques années augmenté de manière exponentielle les flux de marchandises (accroissement de la consommation, déplacement des zones de productions dans le monde ...) ?

Parlons donc de ces si nombreux intermédiaires opérant dans nos départements d'outre mer ou de ceux encore plus nombreux qui prive l'Afrique des bénéfices de ses richesses naturelles !

Rationaliser les flux d'échanges en France


Ne pourrions-nous pas accorder une attention particulière aux initiatives de type tontines, vente à la ferme, coopératives locales ... ? Comme nous le disait le slogan publicitaire lors du choc pétrolier de 1974, "en France on n'a pas de pétrole mais on a des idées" ! Ces initiatives le montrent et sont un signe vivant de notre grande capacité à nous adapter en innovant ! Du producteur au consommateur, ebay d'un côté, les re-localisations de l'autre ; d'un bout à l'autre de la chaîne de la distribution, nous imaginons, nous innovons. Il reste encore de nombreux champs d'amélioration. Je pense notamment à la chaîne de distribution où intermédiaires et délais de paiement affaiblissent le producteur sans bénéficier à la famille MICHU. De belles marges de progression sont encore à trouver dans ce domaine et nos leader de la distribution vont devoir être vigilants face aux pratiques qui commencent à poindre ; notamment avec les enseignes, certes controversées, dites de distribution "just in time" (juste avant la DLC).


Et l'Afrique ?


En cours de rédaction (02 2010)

Premier continent

Médecine chinoise

24 février 2009, 19:25 Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS

Tous les consultants du monde ont un jour fait le rêve d'être appelés par un client non pas en mission curative mais pour une mission préventive ! J'ai rencontré récemment un confrère qui en a fait une ligne de conduite de sa démarche. Chez INERGGIE (cabinet de conseils), les consultants se considèrent comme des médecins chinois !

J'aime cette approche (utopique ?) et même si notre métier nous amène souvent à intervenir initialement pour répondre à une problématique précise, une fois la confiance initiée, c'est presque toujours dans un esprit d'anticipation que je suis amené à écouter l'entreprise qui m'a mandaté. Pas dans un souci de préparer les missions de demain, mais bien pour proposer un regard neuf sur des sujets qui ne sont pas encore perçus comme des problématiques à traiter.

Toujours fidèle à ma volonté d'aider à agir et non à réagir, j'aime apporter à mes donneurs d'ordres, une longueur d'avance surtout lorsque j'interviens dans un nouvel environnement. Le nouveau contexte est toujours un terreau favorable à la fraîcheur de l'analyse.

Alors que dire si ce n'est que le médecin soigne mieux le patient qui a confiance et laisse alors apparaître une certaine fragilité dans "l'intimité" de l'espace d'échange entre l'homme et son "soignant". Nous traitons également de l'humain, c'est la matière première du consultant comme du médecin. L'un traite l'homme dans sa santé professionnelle, l'autre traite une approche plus vitale.

C'est pourquoi le consulting n'est pas remboursé par  sécu  lol

Donnez votre avis

Sujet*
Prénom
Nom
Organisation
Commentaire*
Avis
Super pertinent
Instructif
Original
Moyen
Naze



Copyright © Pierre Gasté 2005 - 2010. Tous droits réservés.Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS%LIEN%