Les utopies réalistes pour une vision innovante de la formation

Les nouveaux modes de formation

Formateur depuis toujours et passionné par les nouveaux modes de formation, j'aime partager. Je vous présente ici ma vision d'une démarche pédagogique différente :

Constats :

"Trop de formations n'apportent pas de garantie de résultats". Je pense modestement avoir des arguments pour contredire en partie cette phrases trop souvent entendue. Nous devons pouvoir proposer des parcours de formations qui offrent la possibilité de MESURER la progression, tant individuelle que collective. Une entreprise doit pourvoir mesurer l'impact des formations sur son efficacité.

Trop de formations n'apportent pas d'individualisation des contenus. Combien de fois avons-nous été démotivé par des redites d'éléments de formation déjà intégrés ? Pourquoi payer pour des contenus que nous connaissons déjà ?

Trop de formations sont tristes à mourir et trop de formateurs sérieux à démotiver.

Enfin, la formation à distance (e-learning) est abordée comme un complément de la formation, une plus voire une mode. Il n'en est rien. Le e-learning (auto-formation)est un ensemble d'outils qui demande à être intégrée au processus d'apprentissage dans l'entreprise.

Trop de formation sont structurées autour de modèle béavioriste où la démarche collective, l'intégration du quotidien, l'expérimentation sont exclues.

Tant de constats qui méritent des réponses. Je tenterais dans ces pages de donner un avis forgé par près de 20 années où la formation m'a apportée beaucoup de satisfaction. A la lumière de mon expérience et de mon parcours (commercial, manager, recruteur, consultant et formateur) je donnerai ma visions des nouveaux modes de formation autour des axes suivants :

  • L'individualisation des contenus
  • L'utilisation des méthodes de la nouvelles éducation dans la formation continue
  • L'humour et le plaisir comme moteur de motivation et de l'efficacité d'une formation
  • Quels processus pour mesurer le ROI d'une formation ?
  • Intégration des outils de formation à distance et des TIC dans la formation continue

Les utopies réalistes de la formation continue

27 octobre 2008, 18:32

LA FORMATION CONTINUE ?


Ecrasement après écrasement, les réformes de l'éduction ont mis en échec l'intégration générale de la nouvelle éducation et de la pédagogie active. Ainsi, malgré quelques tentatives (plan Langevin-Wallon, loi Jospin …), les querelles partisanes entre les mouvements pédagogiques ont décrédibilisé la refonte qui aurait probablement donné une avance conséquente au système d'apprentissage français dans le monde. Le quasi immobilisme de l'organisation de certaines institutions publiques (éducation, recherche et innovation) a écrasé dans l'œuf une certaine vision de ce qui aurait pu devenir la  démocratie apprenante.

En premier lieu, l'enseignement obligatoire est étouffé autant à cause de la reproduction de modèles d'apprentissage d'un autre âge, que par sa lourdeur humaine et bureaucratique. Les méthodes françaises d'enseignement sont perçues par les autres pays industrialisés comme étant presque aussi immobile que … " le piédestal de Jules Ferry ".

Il en va de même pour l'organisation de la recherche ! Elle est si proche de la filière éducative qu'elle en a épousé les lourdeurs. Compartimentée, manquant de moyens, elle n'apporte pas assez de matière à la R&D qui, elle, puise dans les résultats des chercheurs étrangers.

Sur le même modèle unidirectionnel, l'innovation quitte peu à peu les entreprises. Mal approvisionnés en cerveaux, mal financés, l'innovation et l'encouragement de la R&D sont peu à peu relégués au rang de ressources externes. Ces ressources externes sont matérialisées soit par l'achat de licences étrangères pour les PME, soit par des opérations de croissance externe coûteuses pour les grandes entreprises.


  Le résultat : une école engluée dans des certitudes, des pratiques antédiluviennes qui génèrent des peurs bien réelles chez nos enseignants, nos formateurs. Une recherche peu à peu vidée de ses cerveaux, ayant des moyens vieillissants et souffrant du manque de financements de programmes ambitieux (cette recherche constate donc la déprime des ses troupes). Enfin une politique publique d'innovation timorée, associée au manque de confiance des banques, laissent partir à l'étranger ou mourir les bonnes idées. Ces dernières seront ensuite rachetées au prix fort à des sociétés étrangères.

Exsangue d'efficacité, la "filière Savoir France" est en passe de s'écrouler, vidée de l'intérieur. Il ne faut pas en rejeter la faute sur le corps enseignant, sur la communauté scientifique ni même sur les entreprises. C'est le manque d'acuité, de discernement et de courage de nos élus et de nos banques qui en sont probablement la cause principale. Nos élus d'avant 1980 sont globalement restés sur la répétition du passé sans prendre réellement en compte les travaux et expérimentations des pédagogues et économistes (Wallon, Illich, Dewey, Makarenko … et même le français Freinet).

Quant à nos élus de ces 25 dernières années, ils ont aussi utilisé à peu de chose près, la même reproduction et les mêmes démarches didactiques pour faire passer les évolutions. Comment pouvons-nous donc imaginer, expliquer, porter, partager des réformes nécessaires à une démocratie du XXIème siècle avec des outils hérités du 19ème siècle ? Alors, ne nous étonnons pas que les résultats de nos systèmes d'enseignement, de formation, de recherche et d'encouragement de l'innovation soient en panne !

Pourtant, en ce début de siècle, il n'y avait qu'un pas à franchir pour que les thèses des pairs des nouveaux modes de formation se réalisent et deviennent des utopies réalistes. Est-ce fait ? 


  En tous cas, en 2010 les conditions sont là : Les nouvelles communautés, dites virtuelles, sont portées par des réseaux sociaux qui se réinventent tous les 9 mois. Les technologies sont présentes jusque dans nos poches. Certaines grandes entreprises lancent des projets ambitieux de "modernisation" de la fonction RH via la formation et la gestion des savoirs. Le CNED et ses projets de FOAD préfigurent des changements de forme dans la formation initiale.

Ne nous trompons pas de cible, ne soyons pas utopiques. Les changements ne peuvent intervenir qu'au niveau de la formation continue. Encore reste-t-il à placer l'apprenant au centre du dispositif, à ancrer l'apprentissage dans la réalité quotidienne en amont et en aval et à rechercher des résultats réalistes. Enfin, il faut proposer des dispositifs où tous les modes et moyens d'apprentissage et de développement seront utilisables. En serons-nous capable ?

Une société avec une formation continue basée sur le bon sens, les problèmes du quotidien, l'échange intergénérationnel, le partage d'expertises théoriques et pratiques est-elle possible ? Une société où l'innovation serait une démarche permanente, la convivialité un cadre de vie et l'accomplissement partagé et durable, un objectif ; cette société existera-t-elle ? Théoriquement oui, mais certainement pas sans y adosser une bonne dose de pragmatisme et de recherche d'efficacité.

Les organismes de formation restent centrés sur leurs résultats à court terme et ne réalisent pas que leur principale variable d'ajustement (les formateurs), n'est plus le seul moyen de réaliser des profits. Les entreprises, par mesure d'économie autant que par volonté d'efficacité commencent à attendre autre chose que de la formation en salle. Alors, prenons le temps de faire des réformes par itérations.

Ayons le courage et donnons les moyens aux organismes de formation et aux entreprises, d'initier des changements en intégrant les nouveaux modes de formation. Ces mutations pédagogiques, technologiques, organisationnelles et humaines sont nécessaires. Elles sont réalistes si elles sont mise en place par étapes. Des mutations portées par le bons sens et une pédagogie laissant une large place à l'expérimentation sont possibles. Des mutations impliquant réellement les leaders d'opinions et rassemblant les apprenants autour de l'intérêt individuel et collectif ne sont pas de simples utopies. Parvenir au bon dosage entre tous ces facteurs ne peut se faire qu'en associant l'utopie et un réalisme durable.

Chez Kapital Xperts (www.KapitalXperts.com ), nous en avons fait notre métier. Kapital Xperts est le premier " Skill center " dédié aux nouveaux modes de formation. Pour ce faire, nous nous associons et recrutons des experts en e-learning, des pédagogues, des informaticiens et des professionnels de l'organisation d'entreprises. Cette différence assumée est un gage de sérieux et d'engagement pour nos clients.

Lors de la création du projet Kapital Xperts, Christian Martin a fait cette synthèse de notre pensé qui fait conclu bien ces réflexions sur les utopies réaliste de la formation continue : "La connaissance ne peut passer que par l'homme. Transformer les informations qui circulent dans l'entreprise en connaissances maîtrisées et valorisées est l'ambition du projet de Kapital Xperts".

A chacun sa formation et son parcours

Article en cours de rédaction


Je revendique ma différence avec force et mon approche de la formation est porteuse de cette singularité fortement empreinte d'humanité, d'humour et d'efficacité. Mon souhait d'industrialiser les processus d'apprentissage date de mon passage dans le monde des systèmes d'information (Cap Gemini, GTI Consultants, IAT Conseil, Qedem ...).





 

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Dans un marché de l'emploi en pleine déconfiture, ma conviction est faite. Les places sont chères et seuls les plus professionnels parviendrons à décrocher le sésame. Je propose aux écoles et aux universités un ensemble de modules adaptables en fonction des contenus existants.  
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